ma rue est belle

Entre le boulevard de Doulon et la mairie du même nom, il y a … ma rue.

Dans cette citée de gens nobles et beaux, un chêne s'est fendu. 
Christophe, notre albatros, voyageur impétinent, pas compteur de son temps et musicien pour tout le temps, s'est pris les ailes dans les griffes de la faucheuse, imbécile.


Sur la plage d’Essaouira une mouette brutalise la ligne d’horizon presque parfaite, que rougeoie le soleil finissant comme pour mieux nous indiquer le chemin idoine.

Derrière les bruissements amers des vagues il y a le silence de l'inquiétude qui nous glace le sang, tétanise notre espoir et nous laisse seuls avec la peur du vide, enfin   ... l'absence.
Du paradis des nomades, veille sur nous, vieux loup. On aura besoin de toi pour toujours.

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petite El Badi

J'étais caché derrière la fontaine de la place des ferblandiers.
il n'y a pas de pose; elle a juste joué avec
l'appareil   pour paraitre et s'est prise au jeu.
Le garçon est témoin, surpris et pas très fier.

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medina

Derrière les lourds murs épais de la medina, il nous reste le silence et cette sourde inquiétude qui ressemble à une ambiance de chateau fort hanté.
On se sent parfois oppressé et pas très rassuré parce que étranger aux lieux, comme rejeté d'une mécanique huilée qui a ses rouages, ses rites et son fonctionnement.
On peut bien se laisser aller aux maniements complexes de la forteresse qui ne donne que peu de place à l'imprécision, ou alors, le labyrinthe devient effrayant.
Je perds mes préceptes de touriste niais pour aller quêter le sort qui me délivrera des fils de la toile que tisse cette belle araignée vénéneuse.
S
avourons notre plaisir cependant, les hommes n'ont édifié ces dédales de rues inquiétants que pour se protéger du Dieu Soleil ou       ... des autres hommes peut être!

Ici aussi les mirages existent, la belle a passé son chemin.

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couleurs

Il y a toute cette fantasmagorie de couleurs qui doit faire râler les peintres et les artistes.
La rage de l'homme s'est concentrée dans ces lieux de rassemblement que sont les souks, miroirs de notre existence et de nos errements. Chacun se croit tout permis. 
Les amas de tôle et de bois récupérés ici et là délimitent un espace de fantaisie et de commerce qui ne répond à aucune logique mercantile. L'inflation de production ne s'explique pas.
Les raies de lumière trahissent cet entremêlement de constructions hybrides. Les parfums des épices, les senteurs des plantes exotiques et le remugle des déjections multiples finissent de vous confondre avec la réalité tenace.
Toute cette belle agitation nous renvoie à nos doutes, notre penchant pour la folie et notre tentation quelquefois    ... à l'inspiration.

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petite

Au détour du chemin cabossé et triste, la petite s'est arrêtée pour nous regarder comme une bête fauve. L'insistance de son regard se confond avec notre impuissance à répondre à sa demande.
Qu'a t'elle à gagner dans cette joute inutile sinon nous offrir ces prunelles qui captivent, nous possèdent et nous interpellent. 

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bleu

Entre quatre murs, à l'abri de l'agitation de la ville, j'aime la quiétude de ce jardin à nul autre pareil qui vous laisse seul avec une folle solitude.
La nature est reine de l'espace dédié à la beauté.
Cet enchevètrement de végétation luxuriante et abondante nous donne le tournis. Existe il un seul endroit au monde aussi simple et plein d'un tel parfum de bonheur?
On a l'impression que les bougainvillées, les cactus, les bambous jouent à cache cache avec le soleil dans cette frénésie de parfums et de couleurs que sature ce bleu qui assume sa présence comme une sentinelle. On entend les plantes pousser la terre, les insectes se battre pour exister, sur la poussière peu farouche.
Le bruit effrayant de la ville s'est suicidé derrière l'enceinte de la closerie exotique de la Majorelle. 

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au quotidien

Dans le grand bazar de la vie, il faut se pencher parfois sur son sort pour arriver à comprendre quelque chose. C'est la liberté d'essayer qui nous mobilise l'esprit et rassemble la petite mosaique de neurones de notre cervelle, l'attrait du risque et du vide qui avive les passions.
Notre destin est en noir et blanc, on essaie tant bien que mal d'y mettre de la couleur,
juste une petite touche.

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Le bonheur dépend des petites choses, quoiqu'il dépende aussi des grandes

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