Marrakech ou prendre ses désirs pour une réalité ...  puis fuir le monde de 
peur qu'il ne se sauve.

Cette fois, on y est.
Ce qui surprend dès l'aéroport, c'est le parfum ennivrant, étrange, et envoûtant de la ville...
une bonne odeur de chaleur refroidie par l'Atlas voisin et protecteur, la multitude d'effluves de la journée, les arômes des fleurs grillées à la torche du soleil, les relents et les puanteurs de la terre remué par le labour des hommes. Et puis, il y a les arômes du safran, de la cannelle, des huiles, des agrumes, du poivre vert, de la menthe enfin de toute la terre de l'Afrique. Et là les remugles dus aux bêtes assommées par la fatigue et aux hommes qui déversent leur pollution sur un coin de paradis.
Puis le retour à la réalité se fait peu à peu, klaxons permanents des voitures, à quatre sur la mobylette, boulangers sans pain, policiers sans défense, humains sans le sou.
La ville ocre s'est ramadamisée pendant près d'un mois avec les contraintes qui rendent les hommes plus vulnérables, parfois agressifs et agités.
Septembre s'est prélassée comme un fauve fatigué, secoué par les chaleurs lourdes de la saison des pluies qui balancent quelques agitations diluviennes.
Puis trois jours de fêtes ont marqué le retour à la réalité.
Les grilles des commerces sont tombées, les restaurants ont grossi leurs commandes et les théâtres des rues ont revécu.
  la vie a redémarré avec sa quirielle de fantaisie.
inch allah

Maintenant les ors du soleil baignent la citée d'Amor Akkouch la rouge.

 

 

Le hasard est le déguisement que prend Dieu pour voyager incognito

La mer est rouge, aussi, qui nous laisse avec cette impression de toujours perdre une part de soi-même, quelque chose de secret, d'inavouable ou de sublime.
Le corps et le coeur semblent happés par le balancement des vagues qui nous transporte et laisse place à la rêverie.

Il y a les pêcheries qui exhalent leurs relents forts et sauvages, les rejets faciles des déchets puis la douceur complaisante du vent de l'océan qui nous ramène à la réalité.
Mogador emporte notre âme au delà de la terre.

j'aime les gens qui sont ce qu'ils peuvent

C'est le marché de Noel ou de Provence.
Une profusion de parfums et d'arômes qui vous renvoie aux souvenirs de l'enfance.
Les fruits respirent fort, les légumes sentent la terre.
C'est un décor de cinéma.


  


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