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Publié le : 11 mars 2010 à 22h55

Des vies de petits, de modestes, de moins que rien.
La montagne accouche souvent de souris.
Tighdouine
Publié le : 6 mars 2010 à 09h34

Le regard ... est là, bien là. Il est obsédant, glace le sang et interpelle.
Le balancement de l'enfant sur une branche d'olivier est à l'image de son indifférence à notre culture qui lui échappe et dont il se moque éperdument.
Ses préoccupations sont à cent lieux de notre ordre établi.
La mère est ailleurs dans ce monde humble mais possible.
Le temps n'a pas de prix dans cette existence formatée à la douceur. On voudrait que les gens soient heureux dans cette vallée belle à se damner.
Mais Bon Dieu qu'est ce qu'on vient faire ici !
Evidemment, le clic de la photo est l'image de trop.
Violer la quiétude des gens heureux et sans histoire, c'est un peu minable quand même.
sur l'épaule sous la voute
Publié le : 9 février 2010 à 23h59

Le petit est bien calé au creux de l'épaule.
Allah va veiller sur lui, puis le rendre à la société avec des certitudes qui peuvent nous échapper. C'est le vrai mystère de cette vie à nulle autre pareille sans doute. La misère est la même, au soleil aussi.
Derrière les murs tricheurs, chacun fait se qu'il peut et s'arrange avec sa conscience pour vivre le reste de son temps. Il n'y a pas de liberté, juste de petites libertés qui vous laissent affranchi et dégagé de tout.
Le soleil menteur et excessif, irradie la nature qui vous bouleverse et vous chamboule jusqu'à l'écoeurement.
rouge
Publié le : 14 janvier 2010 à 22h30

Il n'y a pas de star ac ou de people sous les sunlights des feux du soir.
Vivre caché suffit pour tuer la vie ou être autrement.
une histoire
Publié le : 7 janvier 2010 à 15h37
Le soleil a oublié de prendre des vacances. Cela permet ainsi de contourner tous les obstacles, braver tous les interdits et de se payer du bon temps.
Le moyen âge a retrouvé sa place et revêtu ses oripeaux d'alors. L'avant-gardisme s'est cassé les dents.
Y'a pas de problème; tu demandes, je te donne.
... alors roulons et partons vers le retour au monde d'antan.
Les chats chauds comme la braise s'accouplent comme des lapins et tapissent le décor. Ils envahissent les poubelles sans toit ni lois.
Devant la mosquée, des mains calleuses et endolories par la fatigue se tendent en quête d'humanité.
Le muezzin syncope de sa mélopée ressassée la belle léthargie ambiante.
Les gardiens gardent, les carrioles passent, les taxis traînent.
Des gosses chahutent et sèment la pagaille dans les salles de cinémas dédiées au festival du film. Leur attitude est un pied de nez à l'Occident, une fronde.
Hors la norme, point de salut.
Pourtant c'est la belle vie.
Le ciel s'amuse avec le cœur. La douceur chaleureuse mais contrôlée par l'Atlas chamboule les corps.
Les arbres semblent toujours en fleurs, les parfums de l'Orient toujours ensorcelants. Les remparts de la ville protègent jalousement la medina.
et puis, et puis, il y a une sorte de ravissement inexplicable et jouissif.
Peut être le confort de se sentir pris dans les tenailles du tempo qui nous étreint.
alors prendre un bon de vin sous les voiles du Kechmara, un thé à la menthe au Solaris ... et puis n'en attendre rien.

La pluie a envahi l'espace depuis deux jours; cela me rappelle ma ville.
L'Atlas s'est revêtu de blanc, lui aussi. L'hiver a posé ses griffes sur le massif. Les feux du soleil lui donne un aspect féérique et surprenant.
La ville est maintenant froide en fin d'après midi lorsque la lumière disparait.
mirage
Publié le : 7 janvier 2010 à 10h41

Il n'y a pas de vie mais des preuves de vies.
La réalité est dans la folie, l'illusion et ... l'espoir qui fait vivre et vous assène ses préceptes éculés et ridicules.
Le soleil donne la même couleur aux gens mais la pauvreté poursuit toujours les mêmes; c'est la fatalité du malheur.
Tous ces hommes se battent contre leur ombre avec un courage imbécile.
Il n'y a plus rien, plus plus rien. La religion a tué l'espoir; le peuple bouffe l'opium avec une docilité navrante.
Il faut espérer qu'un Dieu existe, sinon quel désespoir.
place
Publié le : 6 janvier 2010 à 18h36

Le regard des hommes est surprenant, presque inquiétant.
Il y a sur leurs visages, la fatigue, la colère et la haine, la surprise parfois, d'une condition sans espoir et réduite au malheur.
Les fauves sont dans l'arène et veulent en découdre ... en découdre avec quoi, c'est là tout le mystère d'une vie au bord du précipice.
... tout çà pour une histoire surannée et désuète de crotales et de cobras presque morts.
Le chapitre est récité de la même manière depuis des lustres et se transmet de génération en génération pour amadouer et taquiner les touristes en mal d'exotisme et leur soutirer quelques dirhams qui suffiront au tagine pris en commun.
Le monde n'est pas toujours gai pardi; les sons des tambours, des cornemuses et autres instruments de fortune suffiront à couvrir le désarroi de leurs coeurs.
agadir
Publié le : 22 décembre 2009 à 23h55

... page de couleurs pour une mer remontée.
l'Atlantique est fidèle à sa réputation, sauvage, imprévisible et libre.
la nature est capable de nous en mettre plein les yeux, comme çà, à l'abri des regards presque discrets.
Le corps se retrouve dans cette harmonie d'extravagance, fouetté par les délires des vagues en furie.
esquisse
Publié le : 5 décembre 2009 à 00h27

La face ouest du pavillon de la Menara tournée vers le soleil du soir se prête à tous les détours; elle donne envie de prendre son chevalet pour y imprimer la toile, de s'arrêter un instant pour saisir la fulgurance des tons ou de garder pour soi des tonnes de secrets qui garantissent le plaisir qui brutalise de coeur.
Les belles d'autrefois y ont laissé leur peau, pour satisfaire les ardeurs des sultans fous.
3 mois déjà
Publié le : 29 novembre 2009 à 21h40

(quatre vingt dix jours ont sonné)
Il y a toujours une fête de quelque chose ici.
Hier le Ramadam, aujourd'hui l'Aid, demain Noel non ... je mélange tout.
Notre équipage à trois vogue la galère sur le continent africain au rythme d'une saison.
"L'égorgeage" des moutons est terminé, leurs têtes trônent sur les braseros allumés ici et là au coin des rues.
Les hommes énervés par les rondeurs de la manifestation réclament l'alcool qui dissipera leurs ardeurs. On les sait impatients, inquiets et exaspérés par des envies qu'on devine insatisfaites.
Nous sommes à Marrakech depuis 90 jours, le temps de la validation d'une carte de résident qui légitimise notre entrée sur cette terre étrangère et tellement surprenante.
La liberté du chérifien est une gageure. Tout se joue dans l'interdit ou le non dit ou à la roulette russe. Les braves gens sont des girouettes qui suivent la direction du vent. Notre bonne conscience et notre éducation judeo chrétienne sont comme des casserolles qu'on trimballe un peu partout.
L'expérience est confondante et passionnante, le risque est grand et ennivrant.
J'ose imaginer qu'on puisse encore aimer et se sentir surpris comme un enfant qui sort de son lit et part se battre contre les indiens.
Inch'Allah Dieu est grand; enfin çà se voit, il est là, derrière les parasols de l'été qui ne finit jamais.
Marrakech le 29 Novembre 2009
ma rue est belle
Publié le : 28 novembre 2009 à 22h14

Entre le boulevard de Doulon et la mairie du même nom, il y a … ma rue.
Dans cette citée de gens nobles et beaux, un chêne s'est fendu.
Christophe, notre albatros, voyageur impétinent, pas compteur de son temps et musicien pour tout le temps, s'est pris les ailes dans les griffes de la faucheuse.
Sur la plage d’Essaouira un mouette brutalise la ligne d’horizon presque parfaite, que rougeoie le soleil finissant comme pour mieux nous indiquer le chemin idoine.
Derrière les bruissements amers des vagues il y a le silence de l'inquiétude qui nous glace le sang, tétanise notre espoir et nous laisse seuls avec la peur du vide.
Du paradis des nomades, veille sur nous, vieux loup.
noir
Publié le : 18 novembre 2009 à 09h25

la représentation de la négritude devient de l'humiliation
petite El Badi
Publié le : 8 novembre 2009 à 09h42

J'étais caché derrière la fontaine de la place des ferblandiers.
il n'y a pas de pose; elle a juste joué avec l'appareil pour paraitre et s'est prise au jeu.
Le garçon est témoin, surpris et pas très fier.
idées noires
Publié le : 22 octobre 2009 à 01h09

le Mont Gueliz qui a des allures de cordillière se bat la coulpe devant les derniers assauts du jour
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