le Vieil

Ici, c'est l'île.
Il y a le sable et ses châteaux, les parasols bleu et blanc d'autrefois, les herbes encore hautes et souvent vénéneuses qui fraînent le vent parfois téméraire. Puis une sorte de magie veille sur la mer généreuse qui se love dans les criques sauvages du bonheur qui se cache.
Les mimosas hantent la nébuleuse qui vacille dans l'atmosphère d'antant de Noirmoutier. Ils ont laissé leurs traces sur ce coin fait de tourbe et de mer retournée alliée à la colère.
La pendule du temps s'est parfois arrêtée au contour d'une rue.
Il nous reste le souvenir d'une époque révolue pleine de souvenirs.

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bretagne

Cette terre est toujours l'ombre du bonheur.
Il faut respirer l'odeur mouillée des herbes folles et se saouler continuellement pour oublier l'humanité qui s'affole.
La grâce est encore bien vivante, cachée derrière les fards d'une beauté qui apaise la conscience.
Il nous reste doute à marcher, marcher encore, le long de la côte qui donne le frisson et nous ramène à l'humilité.
Loin des agitations égomaniaques et excessives le peuple du bout de la terre vit au rythme de la nature avec laquelle il fait corps.

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Damiers

Des portes, des portes, des murs lourds d'histoire ... avec plus ou moins de bonheurs. Tout semble en décalage avec la réalité. Ce petit monde s'agite en dehors des règles élémentaires de logique; l'évidence n'existe pas ici.
Les mosaîques du sol semblent parfaites, l'argile ou le plâtre des murs un peu moins.

La petite, ailleurs dans cet univers dont elle ne maitrise rien , rayonne comme une fée tombée du ciel.
Parfois le sort fait bien les choses.

  ... un peu de poésie dans un monde de ...

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Sidi Ifni, la fin

Tout un décor de fin de parcours cette venelle d'IFNI avec ces saturations de bleu, barbouillé des embruns de l'océan tout proche. On croit entendre le ressac permanent des vagues qui donnent le tournis et claquent contre les galets. 
La femme est une nonne encore en vie. Elle promène la dureté de son destin avec une fatalité confondante pour sauver une pauvreté qui ne se discute pas. On dirait plutôt un santon dans une crèche de Provence.
Les hommes jouent leur existence à la roulette russe. Pourtant on ne gagne pas à tous les coups.
La rue semble déserte mais tellement emplie des allers et venues de ces gens brisés par l'habitude.
La médiocrité se conjugue parfois à la beauté d'un lieu qui fascine.

SIDI dort mais ne se meurt pas.
Derrière les apparences, on sent le passage du sable qui fuit puis se faufille entre les doigts.
La dernière citadelle chérifienne avant le désert, ressemble à une ville de garnison avec ses artistes maudits, ses voyageurs impénitents et ses touristes curieux mais en mal de vibrations.
On peut vous glisser au creux de l'oreille que la vie se termine ici.
La route vers la Mauritanie nous attend derrière les remparts de la ville. Après, c'est nulle part.

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jacaranda

La parure blanche de l'Atlas s'est abimée aux premiers assaults du soleil. Les flamboyants bleus constituent maintenant la couleur d'ornement de la ville, qui bat au rythme de la chaleur qui s'est invitée, durablement.
Il semble bien que certains ont compris et se sont installés dans le confort d'une oisivité qui commence.
La canicule se prépare à pénaliser les ardeurs et satisfaire les désoeuvrés. Au quatre coins des rues, la fatigue s'accroche déjà le temps d'une saison qui va durer...
Puis Ramadam, en août, va terrasser les derniers combattants face à cette lutte contre la fièvre.

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l'enfance de l'art

gamine de Sidi Bel Abbes déjà formatée à taper les gens au coin de la rue
... et pourtant, on lui donnerait bien Allah sans confession cette jolie petite sirène de rose vêtue.
Comment, ne pas penser à tous ces gamins beaux comme des camions, qui se confondent avec le décor mais ne se refusent rien.
Tout est permis pour survivre, sans doute !

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et Dieu dans tout çà

"elle est pas belle la vie"
Le ciel est foudroyé par les sarcasmes du temps. La colline à l'arrière se détache comme une offrande qu'on se plait à regarder.
La po
se est de mise.
Le peintre peut tendre le chevalet.

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c'est le cirque

Les gens ont empilé des trésors de mystères, d'invraisemblances et de drôleries, établissant ainsi une sorte de pacte avec les petits arrangements pour mettre en place cette cohérence chaotique.
La vie suit son cours dans une forme d'équilibre, sur un fil tendu mais secoué par les soutresaults.
Plus çà va, et moins l'évidence ne nous parait ordinaire.
Le Maroc démêle l'écheveau inextricable de son histoire, qui nous semble totalement impénétrable.
Choisissons la fuite, quelque part, c'est plus sûr.

Il y a au moins une évidence, la terre est bien rouge...
     comme la colère qui nous saisit quelquefois, dans cette jungle de la défonce et de la soumission.
Derrière l'apparence et les posters du roi, sourd le lourd fardeau de la pauvreté.

Dieu est grand sans nul doute, mais pas au point de tout accepter.

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Jaune

La fulgurence de l'instantané et de l'éphémère donne le vertige.
      ... La vie nous file entre les doigts.
Les gens vont et viennent.
Y a t'il une fin à tout cela?
Nous sommes de passage là et ailleurs.

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Le bonheur dépend des petites choses, quoiqu'il dépende aussi des grandes

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