le Mellah

les enfants du Mellah

Le salpêtre, l'humidité et tout le reste tapissent les murs qui tiennent par miracle.
Le carrelage au sol, erzatz d'humanité, sert de cour de récréation aux enfants qui sortent de nulle part.
Dans le quartier juif de la medina, les femmes s'ennivrent des dernières salves de soleil de la journée avant de s'en aller préparer le fumet familial.
Les gamins jouent, s'éprouvent, se chamaillent, se bousculent un peu et se frappent beaucoup pour imposer la loi d'ici. L'innocence est de mise dans cet espace de liberté.
Les bruits de la rue s'entrechoquent et crééent une mélopée sourde, continue mais bien présente.
On entend les chocs des talons, la clameur des voix, le chuchottement des interdits.  
Le soir est là. Maintenant les hommes vont rentrer et les portes se refermer.

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Le bonheur dépend des petites choses, quoiqu'il dépende aussi des grandes