Ait Ben Haddou, il n'y a plus rien

Cette nuit, la tempête s'est fâchée avec la terre. Le ksar, passif face au monde des humains, s'est déguisé en château de sable.
Au matin pâle, la vie a repris son cours normal sans rien dire, hypocrite et inconséquente. Les animaux s'abreuvent de nouveau à l'oued marron, les guides encore endormis ont repris leur labeur de transporteurs de touristes, serviles et attentifs aux subsides à venir.
Les misérables eux, se sont réinstallés dans le confort de leur vie minable et facile.

Ainsi, une page se tourne chaque jour. Elle alimente le sablier de l'existence qui se frotte aux joutes du quotidien, comme çà, sans passion ni ambition. La folie du monde occidental n'a pas de prise sur le campement de ces berbères qui se contendent de prier et prier Dieu    ... qui ne s'est toujours pas montré d'ailleurs.
Il faut bien espérer qu'il y ait une autre vie après la vie, mieux réglée et plus agitée sans doute, sinon !!!
Dehors, le printemps qui a enfourché ses bottes de sept lieux, assomme la végétation qui frissonne de plaisir.
Le soleil qui attend comme un prédateur, prêt à asséner ses coups de griffes va réchauffer les têtes.

Le bonheur est là, caché sous un décor stupide de carte postale. Mais qu'importe le flacon pourvu ...

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Le bonheur dépend des petites choses, quoiqu'il dépende aussi des grandes