une histoire
Le soleil a oublié de prendre des vacances. Cela permet ainsi de contourner tous les obstacles, braver tous les interdits et de se payer du bon temps.
Le moyen âge a retrouvé sa place et revêtu ses oripeaux d'alors. L'avant-gardisme s'est cassé les dents.
Y'a pas de problème; tu demandes, je te donne.
... alors roulons et partons vers le retour au monde d'antan.
Les chats chauds comme la braise s'accouplent comme des lapins et tapissent le décor. Ils envahissent les poubelles sans toit ni lois.
Devant la mosquée, des mains calleuses et endolories par la fatigue se tendent en quête d'humanité.
Le muezzin syncope de sa mélopée ressassée la belle léthargie ambiante.
Les gardiens gardent, les carrioles passent, les taxis traînent.
Des gosses chahutent et sèment la pagaille dans les salles de cinémas dédiées au festival du film. Leur attitude est un pied de nez à l'Occident, une fronde.
Hors la norme, point de salut.
Pourtant c'est la belle vie.
Le ciel s'amuse avec le cœur. La douceur chaleureuse mais contrôlée par l'Atlas chamboule les corps.
Les arbres semblent toujours en fleurs, les parfums de l'Orient toujours ensorcelants. Les remparts de la ville protègent jalousement la medina.
et puis, et puis, il y a une sorte de ravissement inexplicable et jouissif.
Peut être le confort de se sentir pris dans les tenailles du tempo qui nous étreint.
alors prendre un bon de vin sous les voiles du Kechmara, un thé à la menthe au Solaris ... et puis n'en attendre rien.
La pluie a envahi l'espace depuis deux jours; cela me rappelle ma ville.
L'Atlas s'est revêtu de blanc, lui aussi. L'hiver a posé ses griffes sur le massif. Les feux du soleil lui donne un aspect féérique et surprenant.
La ville est maintenant froide en fin d'après midi lorsque la lumière disparait.