aube

Ici, la naissance du jour s'accompagne d'une agitation colorée dans le ciel, sous le contrôle de l'Atlas qui rôde, se tend et érige sa solide carcasse.
On se prépare à une belle journée à près de 30°.
Le palmier se dresse hiératique et prétentieux devant l'humanité qui se console de ce spectacle impossible.
L'inutilité est juste.
C'est un matin comme les autres.
Cette fulguration m'étreint et m'anéantit comme si j'étais un enfant fragile et bousculé par une nature surprenante.
Nous rentrons sur Nantes, ce 10 décembre 2010.
Une fraicheur sans doute un peu froide de là bas nous attend.
Je quitte ma ville pour ma ville.
Match nul, balle au centre.
Dieu reconnaitra les siens ... sans doute.